auto-entreprise avantages et inconvénients

Auto-entreprise : avantages et inconvénients

Votre projet professionnel a mûri, et c’est bientôt le grand saut dans le monde de l’entrepreneuriat…Oui mais voilà, vous ne savez pas quel statut juridique choisir pour votre future structure. L’auto-entreprise a des avantages et des inconvénients. Grâce à cet article, vous aurez toutes les cartes en main avant de prendre votre décision. 


Ce qu’il faut savoir en premier lieu, c’est que la micro-entreprise (qui est l’appellation légale de l’auto-entreprise) est une forme d’entreprise choisie par des milliers d’entrepreneurs. Elle se distingue des sociétés telles que la SASU ou encore l’EURL. Sa facilité de création, de gestion et son allégement de charges sociales, permet au micro-entrepreneur une certaine liberté et rapidité d’action. Dans un second temps, il est important de notifier que quelques limites existent en matière d’auto-entreprise. Notamment, le respect d’un certain plafond de chiffre d’affaires pour avoir droit à tous les bénéfices qu’offrent ce statut.

Table des matières

Auto-entreprise : quels avantages ?

Avantage n°1 : Une gestion mensuelle simplifiée pour l’auto-entrepreneur

Vous n’êtes pas très porté sur l’administratif et quand on vous parle de rendez-vous avec un expert comptable, vous partez à reculons… Bonne nouvelle ! Pas besoin de se prendre la tête avec des bilans comptables à rallonge si vous faites le choix de la micro-entreprise. En effet, l’un des avantages de l’auto-entreprise est de permettre au travailleur indépendant d’avoir une gestion comptable minime.  Si vous optez pour ce statut juridique, il faudra tout de même éditer des factures, contenant toutes les mentions obligatoires, à tous vos clients. Et vous devrez ensuite reporter ces factures dans un livre recettes / dépenses répertoriant les sommes facturées, encaissées et payées.

Avantage n° 2 : Les formalités de création de la micro-entreprise facilitée

En comparaison à l’EURL et la SASU, l’auto-entreprise ne demande pas à ce qu’il y ait un apport en capital et n’impose pas la rédaction de statuts pour exister. Le législateur a voulu faire en sorte que la création, la modification, la gestion ou encore la radiation de la micro-entreprise soient facilitées. 

 

Concernant les démarches de création, il faudra remplir un dossier et l’envoyer au Centre des Formalités des Entrerprises (CFE) compétent.

Avantage n° 3 : Moins de charges sociales pour l’auto-entrepreneur

De fait, l’auto-entrepreneur bénéficie du régime micro-social qui lui permet d’avoir un taux de cotisations sociales plus abordable que les autres entreprises unipersonnelles. Autrement dit, l’URSSAF prélève 22% ou 12,8% du chiffre d’affaires brut de l’auto-entrepreneur, en fonction de son activité. Des taux qui avoisinent pour les dirigeants d’EURL les 45% ou encore les 85% pour les dirigeants de SASU.

 

Mais ce n’est pas tout puisque le micro-entrepreneur a le droit à une exonération partielle de ses charges sociales pendant sa première année d’activité. Pour en savoir plus, voici un article sur les conditions pour bénéficier de l’ACRE en 2022.

Avantage n°4 : Le régime micro-fiscal des micro-entrepreneurs

Devenir auto-entrepreneur, c’est aussi profiter du régime micro-fiscal qu’offre la micro-entreprise. Ici, pas question de parler d’impôt sur les sociétés. Soit l’auto-entrepreneur opte pour le versement libératoire, auquel cas il paiera ses impôts en même temps que ses cotisations sociales. Ou alors, il n’opte pas pour le versement libératoire. Dans ce cas, il suffira pour le micro-entrepreneur de déclarer son chiffre d’affaires annuel dans sa déclaration des impôts (en général en mai).

Avantage n° 5 : L’exonération de TVA, un avantage compétitif pour les auto-entreprises

En dessous d’un certain plafond, l’auto-entrepreneur ne facture pas à son client la TVA. À cet égard, on dit qu’il bénéfice d’une franchise de base TVA. Par conséquent, le micro-entrepreneur paie uniquement la TVA (lorsqu’il fait ses achats), et n’a pas à reverser ensuite celle qu’il encaisse. Ainsi, les prix qu’il applique TTC (toutes taxes comprises), sont en réalité des prix HT (hors taxes). 


Force est de constater que c’est un avantage concurrentiel certain, car la TVA (sauf cas particulier) est de manière générale à 20%. Cela signifie que l’auto-entrepreneur peut baisser ses prix en comparaison avec ses concurrents qui doivent payer la TVA. Cela lui laisse une certaine marge intéressante.

Auto-entreprise : quels inconvénients ?

Inconvénient n°1 : Pas de déduction de charges pour l’auto-entreprise

Lorsqu’il déclare sur le site auto-entrepreneur URSSAF son chiffre d’affaires, l’indépendant doit indiquer les sommes qu’il a effectivement encaissées le mois ou le trimestre dernier (en fonction de son choix de périodicité de déclaration et de paiement). Attention donc, à ne pas déduire du montant déclaré toutes les charges liées à l’activité. Ce qu’il faut retenir c’est que le micro-entrepreneur ne paie pas ses cotisations sociales sur son bénéfice réel, mais bel et bien sur son chiffre d’affaires brut.

Inconvénient n°2 : Responsabilité personnelle du micro-entrepreneur

Inconvénient n°2 : Responsabilité personnelle du micro-entrepreneur

Quand vous créez votre micro-entreprise, vous la déclarez sous votre nom personnel puisque c’est vous, en votre nom, qui représentez votre propre structure. Il n’y a pas de séparation entre votre patrimoine et celui de l’auto-entreprise. Cela veut dire que si vous êtes redevables de sommes au titre de votre activité professionnelle, votre créditeur se réserve le droit de saisir vos biens personnels. En comparaison avec les sociétés unipersonnelles telles que l’EURL ou la SASU, la micro-entreprise n’a pas la personnalité morale.

À noter ! 💡

Pour protéger vos biens, vous pouvez effectuer une déclaration d’insaisissabilité auprès d’un notaire.

Inconvénient n°3 : Faible protection sociale pour l’auto-entrepreneur

Même s’il paie des cotisations sociales, la protection sociale de l’auto-entrepreneur est moins avantageuse que celles des salariés que ce soit en termes : 

  • d’indemnités journalières (certains indépendants y ont droit sous conditions)
  • d’accident du travail et de maladie professionnelle (les indépendants n’y ont pas droit)
  • de chômage (les indépendants ne cotisent pas au chômage)
  • de la retraite (la validation des trimestres de retraite est particulière)

Inconvénient n°4 : Une plafond de chiffre d’affaires à respecter pour le micro-entrepreneur

Au-delà d’un certain seuil dépassé, l’auto-entrepreneur est obligé de passer en société. Voici un détail des plafonds à ne pas dépasser pour la micro-entreprise en 2022 : 

  • 72 600 €, pour les activités libérales (BNC)
  • 72 600 €, pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC)

176 200€, pour les activités commerciales (BIC)

Inconvénient n°5 : L’impossibilité de prendre des salariés en auto-entreprise

L’auto-entrepreneur ne peut pas prendre de salariés. S’il souhaite déléguer, il est obligé de passer par des freelances ou des entreprises prestataires. La micro-entreprise permet de travailler en partenariat avec de nombreux acteurs du marché, mais il n’est pas possible de conclure des contrats de travail avec de potentiels profils prometteurs qui intégreraient l’entreprise ainsi créée.

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